59 -Journal d’une potentielle future maman


Ma première grossesse date de 2001, jeune mariée, insouciante et terriblement heureuse d’avoir un ventre arrondi déjà au 2ème mois…j’allais prendre 30 kilos ! et n’étant pas ce qu’on peut appeler une grande plante…30 kilos de plus sur une rondelette d’1m60… ben ça passe aussi inaperçu que mon interprétation de "YMCA" au karaoké! en fin de grossesse, plus possible de dormir sur le ventre bien sûr, mais plus possible non plus de dormir sur le dos sans prendre le risque de mourir étouffée par le poids de mes seins (là, je crois entendre une horde de mâles gémissant d’envie…si, si…mais je rassure le lectorat féminin la taille de mes seins étaient proportionnelle à la taille de mes fesses et ça c’est beaucoup moins sympa !). Bref, j’ai juré qu’on ne m’y reprendrait plus !

Un divorce et 9 ans plus tard, v’latipa que la question de procréer à nouveau se pose…alors bien sûr des images du passé refont surface…mes cuisses herculéennes, mon mari refusant tout acte sexuel à partir du 5ème mois de peur de toucher le bébé (hahahahahahaha !), les bas de contention en plein mois de juillet, les vergetures, les nausées, le naufrage de mon mariage….Ouiiiiiiiiiiiiii d’accord j’aime les challenges !

Adieu pilule et abstinence le 14ème jour, on va faire un joli bébé tout potelé. Super facile il n’y a plus qu’à mettre en pratique la théorie. Mais c’était sans compter mon ovule méga réfractaire à laisser entrer le moindre étranger… damned, moi qui suis d’un tempérament méditerranéen, ouvert et accueillant pourquoi n’en serait-il pas de même pour mon ovule ? j’ai un ovule suisse, c’est bien ma veine !

 

Mois après mois, les malvenues menstruelles me narguent, me font souffrir aussi bien physiquement que psychologiquement. Le futur papa potentiel n’ayant jamais eu de descendance, le doute plane…et si les années de jeans stretch « Big Star » avait eu raison de ses spermatozoïdes ??? qu’à cela ne tienne, nous en aurons le cœur net en allant faire des tests…dire à votre homme de faire un spermatogramme c’est un peu comme demander à Pamela Andersen d’enlever ses prothèse mammaires. La peur du résultat est parfois plus grande que le doute qui ronge. Mais après de nombreux « intelligents » ultimatum (je rappelle à ces dames qu’un homme doit toujours penser qu’il a pris lui-même la décision…ça m’a déjà coûté un mariage de savoir ça alors laissez-moi crâner !) nous avons enfin rendez-vous pour une branlette médicalisée.

N’étant pas garce, je ne laisse pas l’homme de ma vie seul dans la tourmente et l’accompagne d’un pas léger au dit laboratoire. Une gentille dame nous reçoit et nous explique les mesures d’hygiène et la marche à suivre (non, elle n’est pas là pour donner un coup de main !). Une petite pièce équipée de toilettes, douche, fauteuil et télé nous attend. Deux films avec des Apollons noirs qui ont l’air de vouloir s’occuper d’une blondasse (oups pardon ça m’a échappé…), un revêtement en papier partout pour ne pas laisser d’indices et hop y a plus qu’à !

Après ce moment héroïque aseptisé, les petits spermatozoïdes seront comptés, mesurés, évalués…et en attendant on arrête le Nutella et le coca zéro parce que j’ai lu dans un magazine hautement scientifique (genre... « Le Fémina ») que ça rendait stérile !!!!



02-09-2010 | 181 vues

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